13 Aliments pour augmenter la fertilité

Par : | 0 Commentaires | Le : 18/05/2015 | Catégorie : Astuces

Les aliments à privilégier et à éviter pour la fertilité

Prendre la décision d’avoir un bébé est un choix à la fois stimulant et stressant. Comme beaucoup de gens le savent, cela peut prendre un peu de temps pour concevoir, et il y a plusieurs aliments à privilégier pour améliorer vos chances de tomber enceinte et avoir un bébé en bonne santé.

Peu importe si vous avez essayé de tomber enceinte pendant des mois (ou plus), ou si vous avez juste commencé à penser à avoir un bébé, vous pouvez augmenter votre fertilité en mangeant, une alimentation saine et équilibrée riche avec ces 14 aliments.


Pour comprendre ce qu’est le mécanisme de la fertilité…

Il est raisonnable de penser qu’une bonne alimentation peut aider votre fertilité, puisque le cœur des fonctions reproductives, c’est-à-dire l’axe hypothalamo-pituito-gonade (HPG), est affecté par une série de molécules produites par le système digestif et le tissu adipeux. Ce concept s’applique particulièrement à l’appareil reproducteur féminin, qui est influencé non seulement par le type de régime alimentaire suivi, mais aussi et surtout par le poids corporel et la quantité de graisse, car il subi une pression évolutive considérable qui le rend sensible aux conditions environnementales défavorables.

Comme la production de gamètes est 3 fois plus consommatrice d’énergie chez la femme que chez l’homme et que les “coûts énergétiques” augmentent en cas de grossesse et d’allaitement, le “système féminin” est conçu de manière à éviter une grossesse dans des conditions d’approvisionnement énergétique insuffisant.

En fait, il est nécessaire que 17% du poids corporel soit constitué de graisse pour déclencher la ménarche (période des premières menstruations). Cependant, bien que l’on sache que des conditions de consommation d’énergie accrue (par exemple, le sport de compétition) peuvent retarder l’âge des premières règles, il n’y aurait pas de relation certaine avec les nutriments individuels et des études supplémentaires seront donc nécessaires pour vérifier ce qui n’a actuellement qu’une influence minimale (par exemple, le supplément de vitamine A, la carence en vitamine D et l’abondance des protéines animales semblent favoriser la ménarche).

Chez les femmes en âge de procréer, c’est donc le poids et la quantité de tissu adipeux qui influencent le maintien des cycles menstruels réguliers et l’ovulation, plutôt que la composition de l’alimentation elle-même. La diminution de la graisse provoque un dysfonctionnement hypothalamique qui se manifeste par des irrégularités menstruelles et/ou une aménorrhée ; le surpoids et l’obésité sont liés à une augmentation de l’anovulation et de l’infertilité, en particulier chez les femmes atteintes du syndrome de l’ovaire polykystique (SOPK).

En général, la plage idéale de l’indice de masse corporelle (IMC c’est-à-dire le rapport entre le poids et la taille) dans laquelle le risque d’infertilité lié à l’anovulation est le plus faible se situe entre 20 et 24 ; il devrait être maintenu par l’association d’exercices réguliers et d’une bonne alimentation. Parmi les lipides, l’apport alimentaire devrait favoriser les graisses polyinsaturées, qui semblent influencer positivement le développement des follicules ou des ovocytes, tandis que l’excès de graisses saturées endommagerait les cellules ovulaires.

Parmi les glucides, le fait de contenir la consommation de ceux dont l’index glycémique est élevé réduirait, surtout chez les femmes atteintes du SOPK, le risque d’anovulation. Enfin, indispensable au développement du follicule et de l’ovule, l’apport alimentaire en fer et en acide folique semble adéquat.


Fertilité : Les aliments à privilégier

Protéines

Les protéines sont souvent considérés comme les “blocs constitutifs de la vie”, ce qui les rend incontournables lorsque vous essayez de tomber enceinte. Naturellement, les viandes maigres comme le poulet ou la dinde et les coupes maigres de boeuf vont augmenter votre fer. Le but est de tenir deux portions par jour, car des études ont montré que les femmes avec des niveaux plus élevés de fer sont plus fertiles que les femmes qui manquent de ce nutriment nécessaire.

Les produits de la mer

Les produits de la mer ont souvent une mauvaise réputation lorsqu’on parle de fertilité et de grossesse, mais il y a certains éléments qui sont reconnus pour favoriser la conception. Les poissons comme le saumon et le hareng sont chargés d’oméga-3, qui sont des acides gras qui peuvent réguler les hormones et même réduire le stress.

Lait entier

Les laits entiers ou les variétés de lait enrichis en vitamine D et en calcium, peuvent jouer un rôle clé dans votre santé reproductive. Les femmes qui ont des problèmes d’ovulation peuvent en particulier bénéficier d’une portion de lait entier par jour. Il est important de noter, toutefois, que ce type de lait est rempli de matières grasses, si vous avez tendance à l’embonpoint, mieux vaut donc rester sur du lait demi-écrémé pour éviter de prendre du poids, ce qui pourrait nuire à votre fertilité.

Farines, sucres et céréales non-raffinés

Les graines raffinées comme le riz blanc ou les collations sucrées (au sucre blanc), auront une incidence sur vos hormones et le cycle reproductif, provoquant un pic de votre glycémie. Optez plutôt pour les grains entiers qui garderont votre glycémie stable et vous donnerons une bonne dose d’acide folique important pour la fertilité. Préférez les pains complets aux pains blancs.

Baies

Vous savez peut-être que les baies comme les framboises et les bleuets sont plein d’antioxydants, mais saviez-vous que ces antioxydants jouent un rôle dans la protection de vos cellules ? En plus de protéger votre corps – et vos ovules – ces baies peuvent également favoriser un sperme sain et puissant, ce qui les rend le met parfait pour la collation en couple.

Igname

L’igname sauvage a été liée non seulement à l’ovulation, mais aussi les naissances multiples. Les chercheurs ont constaté que dans les sociétés où les femmes consomment beaucoup d’igname sauvage, les jumeaux sont plus fréquents.

Huîtres

Oui, les huîtres sont aphrodisiaques, mais elles peuvent effectivement jouer un rôle plus important dans le processus de la fertilité. Pourquoi ? Parce qu’elles sont riches en zinc. (comme les graines complètes, les noix et les œufs, pour celles d’entre vous qui préfèrent ne pas avaler d’huîtres). Une carence en zinc peut en fait ralentir la production d’ovules et être la cause des problèmes du cycle menstruel.

Vitamines

Bon d’accord, les vitamines ne sont pas exactement un aliment, mais les vitamines sont importantes. Une étude de Harvard a révélé que les femmes qui ont pris régulièrement un supplément de fer ainsi que des multivitamines contenant de l’acide folique ont moins de problèmes d’infertilité et de problèmes d’ovulation.

En savoir plus sur vitamines essentielles…

  • La recommandation d’acide folique par jour est de 400 mcg. Si vous n’êtes pas sûr de quelle vitamine prendre, consulter votre médecin.
  • Œufs : Bonne source de protéines, les œufs contiennent également de la choline, qui est un nutriment essentiel. Votre corps doit obtenir la choline provenant de nourriture réelle et pas d’une vitamine, car elle a seulement la capacité de synthétiser en petites quantités. Scientifiquement parlant, la choline est transformée en bétaïne lorsqu’elle est consommée, et la bétaïne permettra d’éviter des taux trop élevés d’homocystéine. Lorsque les niveaux d’homocystéine sont élevés, cela peut conduire à une mauvaise ovulation et gêner le développement de l’embryon et augmenter le risque de fausse couche.

Chou-fleur et brocoli

Les légumes crucifères contiennent un phytonutriments, di-indolylméthane, ce qui facilite le processus de métabolisation d’oestrogènes. C’est particulièrement important pour les femmes qui luttent contre l’endométriose ou les fibromes, parce que ces conditions sont souvent associés à un taux trop élevé d’oestrogènes.

Carottes

Les aliments jaunes et orange comme les carottes, les patates douces et le cantaloup sont riches en bêta-carotène, qui contribuent à équilibrer les hormones et peuvent même prévenir des fausses couches. Faites le plein de ces aliments afin d’encourager la croissance des cellules. Les carottes sont alcalines, ce qui signifie qu’elles sont opposées aux acides et créent ainsi un équilibre et l’effet de bien-être dans votre corps.

Ananas

L’ananas contient non seulement de la bêta-carotène, mais il contient aussi de la bromélaïne. Ce nutriment a des propriétés anti-inflammatoires, et la recherche a montré qu’il pouvait favoriser l’implantation lorsque vous essayez de tomber enceinte. Les experts ne recommandent pas de prendre de la bromélaïne comme supplément parce que le dosage pourrait être trop élevé et donc contre-productif.

Bananes

Les bananes fournissent une excellente source de vitamine B6, qui peut réguler les hormones. Une carence de cette vitamine a été liée à des cycles menstruels irréguliers , un faible développement des ovules et même à une mauvaise qualité de sperme.

Aliments à éviter

Certaines variétés de poisson, comme l’espadon, le steak de thon et le requin, sont chargés de mercure, fort provocateurs d’infertilité. Éviter les gras transformés, ce qui signifie que vous devriez remplacer votre paquet de chips contre des carottes.

Eviter la caféine et l’alcool en période conception. ces substances ont tendance à vous déshydrater, mais elles peuvent aussi augmenter les pertes blanches qui rejettent le sperme. L’acidité qui se trouve dans les aliments transformés peut provoquer la même chose.

Manger des repas équilibrés, suivez les conseils de votre médecin. Ne pas oublier de bien vous hydrater. Avoir une alimentation saine pour une meilleure fertilité et, finalement, une grossesse plus saine.

à lire aussi : Favoriser la réussite d’une F.I.V.

Références :

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  • Chavarro JE, Furtado J, Toth TL, et al. les niveaux d’acides gras trans dans le sperme sont associés à la concentration de sperme chez les hommes d’une clinique d’infertilité. Fertil Steril 2011;95(5):1794-7.
  • Cheng G, Buyken AE, Shi L, et al. Beyond overweight : nutrition as an important lifestyle factor influencing timing of puberty. Nutr Rev 2012;70(3):133-52.
  • Hu FB. Épidémiologie de l’obésité. New York : Oxford University Press, 2008.
  • Robbins WA, Xun L, FitzGerald LZ, et al Walnuts améliorent la qualité du sperme chez les hommes qui consomment un régime de type occidental : essai randomisé d’intervention alimentaire contrôlé. Biol Reprod 2012;87(4):101.
  • Tremellen K, Pearce K. Nutrition, fertilité et fonction reproductive humaine. CRC Press, 2015.

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