Huiles Essentielles en Olfaction : Est-ce Plus Simple et Plus Sûr ?

Commentaires fermés sur Huiles Essentielles en Olfaction : Est-ce Plus Simple et Plus Sûr ? | 16/11/2018

aromathérapie olfactive

L’aromathérapie par la voie olfactive, est-elle un moyen plus facile et plus sécuritaire d’utiliser les Huiles Essentielles ?

Article rédigé par Magali Audusseau

Quelles sont les connaissances actuelles sur l’impact des odeurs ? Les fragrances peuvent-elles influencer notre comportement ? Quelles sont les différentes manières d’utiliser les Huiles Essentielles par la voie olfactive ? Quelles précautions prendre pour un usage sécuritaire ?

L’olfaction est un mécanisme physiologique puissant car l’odorat est un sens directement connecté au cerveau. De l’utilisation ancestrale à aujourd’hui, où en sont les connaissances scientifiques sur l’influence des odeurs sur notre corps, nos comportements et nos émotions ?

Les odeurs influencent-elles notre comportement ?

L’aromachologie s’est constituée comme la science qui étudie les phénomènes liés aux odeurs et aux influences des molécules odorantes sur l’humeur et le comportement.
Les recherches de ces dernières décennies ont éclairé le mécanisme d’olfaction et confirmé l’impact des odeurs et parfums sur les émotions et les comportements.
Parmi les nombreux travaux publiés, citons par exemple :

  • Lehrner et son équipe sur les fragrances de Lavande fine et d’Orange qui atténuent l’anxiété dans le cabinet dentaire.
  • Redd et al au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center : les patients subissant une IRM et respirant de l’air parfumé avec de l’héliotropine (odeur vanillée) ont rapporté 63% moins d’anxiété que ceux qui respiraient de l’air non parfumé.
  • Schiffman et son équipe ont démontré une diminution sur les niveaux d’anxiété, de sentiment dépressif, de tension et de colère par la Lavande fine.
  • Baron a prouvé l’influence positive des odeurs plaisantes dans l’environnement professionnel sur les résultats mais aussi sur les comportements de salariés.

Ces découvertes ont stimulé le secteur du marketing pour financer de multiples recherches et développement en olfaction. Aujourd’hui, l’utilisation des odeurs dans les stratégies de vente est devenue courante pour séduire les consommateurs. Passer devant une boulangerie qui sent « bon le pain chaud » n’est malheureusement plus depuis longtemps un gage de qualité… surtout dans le métro parisien !

Les Huiles Essentielles peuvent-elles influencer l’activité sexuelle ?

Difficile de parler des impacts éventuels de l’olfaction sur les comportements sans évoquer la sexualité ! L’usage des parfums et des huiles essentielles pour éveiller les sens est connu depuis la nuit des temps.

Les recherches récentes autour de l’Aromathérapie travaillent notamment sur la protection des systèmes reproducteurs et l’amélioration de la dysfonction sexuelle.



L’inhalation d’huile de Rose de Damas a montré des effets protecteurs contre les dommages causés par l’exposition au formaldéhyde dans le système reproducteur masculin selon l’étude de Köse et al., en 2012.

Une étude de l’Université de Téhéran des Sciences médicales sur l’Efficacité thérapeutique de l’huile de Rose de Damas a été menée par Safieh Mohebitabar et al sur 772 participants en 2017. L’usage olfactif ou topique a mis en évidence des effets bénéfiques sur la relaxation psychologique, l’anxiété et l’amélioration de la dysfonction sexuelle. Ces résultats demanderaient à être approfondis.

Selon l’étude publiée en 2018 par une autre équipe de chercheurs iraniens (Talat Khadivzadeh et al) sur « Aromathérapie pour les problèmes sexuels chez les femmes ménopausées », l’inhalation de l’huile de Néroli ou à la Lavande fine et l’aromathérapie combinée à l’huile de Lavande fine, Fenouil, Géranium rosat et Rose de Damas amélioraient de manière significative la fonction sexuelle humaine.

Utiliser les huiles essentielles en mode olfactif est une manière simple de stimuler le désir et la fonction sexuelle de chaque partenaire. Plusieurs huiles sont connues pour différents effets aphrodisiaques ou relaxants. Le choix d’une Huile Essentielle se fera surtout par rapport à sa fragrance et à ce qu’elle évoque chez les partenaires. Pensez à toujours diluer sur une base d’Huile Végétale en cas d’application cutanée (HV de chanvre, coco, tournesol, amande douce…) Voici quelques suggestions d’huiles pouvant participer au voyage sacré des sens :

  • Ylang Ylang totum ou extra
  • Rose de Damas ou Rose de Bulgarie
  • Santal Blanc
  • Absolu de Jasmin
  • Néroli
  • Absolu d’Osmanthus
  • Encens
  • Patchouli
  • Vétiver

Pour un effet redynamisant :

  • Gingembre bleu
  • Katafray (utilisée par les Femmes de Madagascar pour stimuler leurs maris qui rentrent fatigués le soir…)

Laissez-vous guider par vos sens… et vos préférences !

à lire aussi : Conseils pour se constituer une trousse de premiers soins à base d’huiles essentielles

Qu’en est-il des fameuses phéromones ?

Ces molécules sécrétées par les organismes génèrent chez les individus de la même espèce des mécanismes physiologiques (ovulation) ou comportementaux (grégaires ou sexuels). Chez les rongeurs et d’autres mammifères, les phéromones sont détectées via l’organe voméronasal et déclenchent différentes réactions. Sans cet organe, il n’y a plus d’appétit sexuel chez l’animal.

L’humain possède aussi un organe voméronasal ou « organe de Jacobson », situé des deux côtés de la cloison nasale antérieure. Il est complètement distinct du système olfactif. Les recherches connues à ce jour sur les phéromones chez l’humain indiqueraient que l’organe voméronasal ne fonctionnerait pas de la même manière que chez l’animal. L’humain perdrait sa capacité à utiliser cette fonction olfactive lors de son développement physiologique.

S’il y a des effets reconnus sur le cycle menstruel, la reconnaissance olfactive du nouveau-né et des transpirations différentes selon l’humeur de l’individu, « aucune étude guidée par un essai biologique n’a conduit à l’isolement de véritables phéromones humaines, une étape qui élucidera des fonctions spécifiques des signaux chimiques humains » selon Wysocki et Preti du Monell Chemical Senses Center, de Philadelphie, Pennsylvanie, USA dans l’étude « Facts, fallacies, fears, and frustrations with human pheromones » publiée en 2004.

Dans sa publication, « The search for human pheromones: the lost decades and the necessity of returning to first principles », le Dr Tristram Wyatt de l’Université d’Oxford indiquait encore en 2015 qu’« il n’existe aucune base scientifique permettant d’appeler des molécules d’androstène – phéromones humaines ».

La compréhension de l’olfaction humaine nécessite encore la poursuite des recherches.

Quels sont les mécanismes physiologiques de l’olfaction ?

La cavité nasale est recouverte par deux muqueuses distinctes : l’épithélium respiratoire et l’épithélium olfactif (appelé aussi « tâche olfactive »). Ce dernier a pour fonction de détecter des molécules odorantes captées dans l’environnement. Cette muqueuse olfactive est tapissée de milliers de récepteurs d’odeurs dont les cils de détection baignent dans le mucus. Un environnement humide est essentiel aux terminaisons nerveuses pour ne pas se dessécher ou être irritées. Cependant, lorsque le nez coule en excès, en cas de rhume, la fonction olfactive se voit gênée.

Le Pr Jean-François Vibert, précise que l’épithélium olfactif « a pour rôle de capter un message de nature chimique (les odeurs), de le coder et de le traduire en un message de nature électrique perceptible et compréhensible par le système nerveux central où se situe le rhinencéphale, la zone de l’encéphale qui assure l’olfaction ». Ce sont les interactions entre les molécules chimiques odorantes et les récepteurs olfactifs qui déclenchent donc des influx nerveux.

L’olfaction, un sujet primé au Prix Nobel

Les travaux de Richard Axel et Linda Buck ont fait date avec un premier article publié en 1991. Ils ont démontré que les molécules odorantes se fixent sur des protéines OTP (Odorant Transport Protein) pour pénétrer dans le mucus de la cavité nasale et se déplacer. Elles sont ensuite capturées par les extrémités des cils des neurones olfactifs. Cette découverte leur a valu le Prix Nobel de Médecine en 2004. Axel et Buck ont permis de mieux comprendre la chaîne de transmission du signal électrique d’un neurone à l’autre jusqu’au bulbe olfactif, situé à « l’entrée » du cerveau.

La fonction du bulbe olfactif est de réceptionner et de clarifier le message en triant les informations puis en dirigeant l’information la plus signifiante vers le cerveau.

Les 2 destinations du message olfactif dans le cerveau

  • Vers le système conscient : pour une perception rationnelle par la région orbito-frontale du cortex cérébral.
  • Vers le système archaïque reptilien : pour une « coloration » émotionnelle selon les souvenirs du système limbique avec l’hypothalamus, qui déclenche la réponse biologique éventuelle.
Schéma de la physiologie de l’olfaction : du nez au bulbe olfactif

©Schéma de la physiologie de l’olfaction : du nez au bulbe olfactif

 

L’odeur suit donc tout un processus d’acheminement selon le transcodage qui est réalisé par 400 récepteurs olfactifs présents.

Jérôme Golebiowski du CNRS explique : « un récepteur pouvant reconnaître plusieurs molécules, et une molécule pouvant activer plusieurs récepteurs, cela permet une myriade de combinaisons. Percevoir une odeur revient à percevoir un accord musical produit sur un orgue de 400 touches : le système olfactif est ainsi formidablement complexe car il y a virtuellement une infinité d’accords ».

Malgré ce grand nombre de récepteurs, les recherches semblent indiquer que l’équation « un récepteur = une odeur spécifique » n’est pas vérifiée. Cependant, il a été identifié des ensembles de neurones spécifiques à chaque odeur, qui émettent des signaux spécifiques. Le cerveau peut ainsi les analyser à partir de la bibliothèque de souvenirs odorants constitués depuis la phase intra-utérine de l’individu.

Comment s’est construite l’Aromathérapie scientifique ?

Les Huiles Essentielles sont présentes dans la pharmacopée humaine au moins depuis l’Egypte ancienne (4500 ans avant J.C.). Lors de la découverte des momies des Pharaons, des molécules d’huiles essentielles étaient toujours actives !

Au 20ème siècle, de nouveaux pionniers ont relancé des travaux scientifiques en Aromathérapie. En France, les chercheurs se sont concentrés sur la « matière ». Leurs travaux se sont axés sur l’identification d’un éventuel lien entre la structuration chimique d’une molécule odorante et son activité biologique mesurable. Dans la continuité des travaux de René-Maurice Gattefossé, le docteur Jean Valnet a validé scientifiquement les pouvoirs thérapeutiques des Huiles Essentielles dans les années 50.

Marguerite Maury, née en 1898 en Autriche a ouvert la voie de l’Aromathérapie psycho-émotionnelle et inspiré l’Ecole Anglaise qui privilégie la voie olfactive. Biochimiste, elle a démontré les impacts des Huiles Essentielles sur le système nerveux. Pour elle, une odeur ne relève pas uniquement d’une propriété chimique. C’est aussi une perception sensorielle réalisée par un être humain, lui-même déterminé par des caractéristiques physiologiques, cognitives, linguistiques, émotionnelles, spirituelles, environnementales uniques et spécifiques.

A partir de 1970, Pierre Franchomme a développé la classification scientifique de la chimie des molécules odorantes en développant la notion de « chémotype » ou carte d’identité et en décrivant leur potentiel électrique. Philippe Mailhebiau a quant à lui développé la notion de « caractériologie des essences » dans une approche holistique, faisant un trait d’union entre l’analytique et l’approche psycho-émotionnelle.

Nous retrouvons dans les travaux du Dr Dominique Baudoux cette approche sensible des Huiles Essentielles. Enfin, citons l’Olfactothérapie®, mise au point en 1992 par Gilles Fournil. Celui-ci la définit comme une science de l’odorat basée sur l’information émotionnelle émise par une Huile Essentielle où « l’odorat est une voie privilégiée pour accéder aux émotions et à l’inconscient ».

Comment l’imagerie cérébrale révolutionne l’olfactothérapie scientifique et les recherches sur Alzheimer ?

L’olfactothérapie scientifique s’appuie désormais sur l’imagerie cérébrale fonctionnelle et l’électroencéphalographie pour étudier les influences des odeurs sur les comportements. Ces outils ont permis de constater deux faits majeurs :

  • L’activation de nombreuses aires cérébrales pendant l’exposition aux odeurs
  • Une asymétrie des réponses d’activation cérébrale, différentes selon la nature du stimuli : une odeur agréable stimulerait l’hémisphère droit et une odeur désagréable stimulerait l’hémisphère gauche.

Les travaux de Soundhararajan et S. Kim en 2016 ont révélé que les parfums modulent de manière significative les activités des différentes ondes cérébrales et sont responsables de divers états du cerveau. La cartographie des zones d’activation du cerveau issues de l’olfaction s’affine donc de plus en plus.

L’olfaction est un secteur de recherches de plus en plus pointues. Les travaux de recherches se développent de plus en plus pour mieux s’adapter aux préférences des consommateurs (ou mieux les orienter ?) avec des enjeux marketing évidents. Les parfums de synthèse sont partout et viennent séduire nos bulbes olfactifs.

De nouvelles avancées en matière de la réalité virtuelle permettent désormais d’associer la touche olfactive à l’expérience virtuelle. IMAX Tree VR est la nouvelle expérience de réalité virtuelle proposée par IMAX VR avec des sensations d’odeurs humides, boisées, terreuses, chaudes et animales transportant encore plus intensément l’utilisateur dans la Jungle…

En France, un groupement de recherche, le GDR O3 (Odorant-Odeur-Olfaction), porté par l’Institut de Chimie de Nice, développe des recherches pluridisciplinaires autour de la perception des odeurs, des composés odorants, des arômes et des parfums.

L’olfaction a ouvert aussi de nouvelles pistes de recherche médicale dans l’accompagnement des maladies neuro-évolutives. Auriane Gros et l’équipe du Centre Mémoire Ressources et Recherche de Nice mènent depuis 2011 plusieurs études utilisant des odorants sur la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Leur étude présentée en 2017 s’est basée sur un dispositif d’Aromathérapie connecté avec l’appui notamment de l’électroencéphalographie. Ces outils ont mis en évidence que l’usage de synergie odorantes permettait auprès des patients Alzheimer :

  • Une baisse de l’anxiété au niveau physiologique et cognitif
  • Une amélioration des capacités langagières

Existe-t-il des critères spécifiques pour choisir ses Huiles Essentielles en olfaction ?

Ce sont TOUJOURS les mêmes critères pour TOUTES les Huiles Essentielles à utiliser ! Quel que soit la voie choisie, il est hautement recommandé d’acheter des huiles dites de « qualité médicale ».

Les éléments à vérifier avant votre achat sur l’étiquette du produit

  • la double dénomination française et latine de l’HE
  • la spécificité biochimique (sb) « chimio type »
  • le mode de culture : BIO
  • l’organe reproducteur spécifié (op.)
  • l’origine géographique définie
  • Garantie 100% pure et naturelle

Selon les Bonnes Pratiques Officinales, il convient de privilégier les établissements pharmaceutiques pour l’achat de HE à visée aromathérapique. Ils sont censés vérifier :

  • Le numéro d’autorisation ministérielle du fournisseur
  • La bonne dénomination des huiles livrées
  • La conformité de leur bulletin d’analyse (chromatographie)
  • Les caractères organoleptiques

La voie respiratoire implique une exigence plus grande au niveau de la fragrance de l’HE. L’odeur se doit d’être de qualité et donc la plus subtile possible. Entre deux flacons, il peut exister une réelle différence olfactive. Les productions artisanales offrent souvent une belle qualité olfactive. N’hésitez pas à aller à la rencontre des producteurs régionaux qui produisent avec intégrité et passion de véritables nectars. Faites confiance à votre nez !

Comment utiliser les Huiles Essentielles par la voie olfactive ?

La diffusion atmosphérique

La micro diffusion des molécules aromatiques se fait à l’aide d’un diffuseur d’huiles essentielles. Il s’agit de produire un brouillard de microgouttelettes d’huiles essentielles, susceptible d’être inhalé sans danger pour :

  • Lutter contre les mauvaises odeurs
  • Agir en prévention des épidémies
  • Désinfecter des locaux, purifier l’air
  • Créer un décor olfactif, d’une atmosphère
  • Développer l’appétence ou le contraire
  • Favoriser la détente, la relaxation

L’aérosolothérapie en individuel traite les pathologies respiratoires : rhinites, pharyngite, bronchite, sinusite, pneumonie…) avec des huiles spécifiques. La voie respiratoire permet une rapidité d’action très pertinente.

Plusieurs techniques de diffusion atmosphérique existent citons notamment :

  1. par ventilation : basée sur la diffusion de molécules lourdes mais qui retombent vite du coup.
  2. par micronisation : basée sur la diffusion de particules légères, ce qui offre une meilleure persistance du parfum. Choisissez de préférence un appareil électrique, programmable qui respectera l’intégrité des huiles essentielles.

jeune femme qui aère sa maison

Quelles mesures de précaution sont à prendre avec la diffusion atmosphérique ?

Il n’est pas anodin de diffuser des huiles essentielles dans votre habitat ! Les pneumologues sont généralement opposés à la diffusion d’Huiles Essentielles car elles contiennent des terpènes qui créent des COV (composés organiques volatils) allergisants.

La diffusion est déconseillée selon les pneumologues auprès des publics suivants :

  • Enfants
  • Femmes enceintes
  • Personnes âgées
  • Personnes fragilisées (terrain allergique, hormono-dépendant…)

1ère mesure : Tout aérer !

Même si vous ne faites pas partie des publics dits sensibles, il est essentiel d’ouvrir les fenêtres de votre habitat au moins 10 minutes par jour et quelle que soit la météo ! Outre les huiles essentielles, encens, bougies parfumées qui diffusent des COV, c’est tout notre environnement qui est rempli de mobilier et matériaux diffusant constamment des COV. L’aération quotidienne est la meilleure action possible.

2ème mesure : Privilégier un process et un temps de diffusion adapté

Il est conseillé de choisir une méthode de diffusion dite séquentielle. La projection de micro-particules se fera sur quelques secondes toutes les x minutes. Il convient de réduire au maximum les temps de contacts et de limiter en fonction du public présent. Les diffuseurs avec programmateurs sont donc une bonne solution.

Recommandation : diffuser moins de 1H sur 24 H au total. Pour un usage domestique : 30 minutes le matin et 30 minutes le soir maximum.

3ème mesure : Utiliser des huiles essentielles de qualité

Il est fortement conseillé de choisir des huiles essentielles respectant les critères présentés plus haut.

4ème mesure : ne JAMAIS chauffer (ou brûler) les Huiles Essentielles

L’utilisation d’appareils de diffusion avec des coupelles qui chauffent les Huiles Essentielles par des bougies chauffe-plat en dessous est fortement déconseillée désormais. Des tests ont démontré que la chaleur au-dessus de 40°C altère les molécules des huiles essentielles, du coup les vertus thérapeutiques ne sont plus garanties.

Pour la distillation, où le procédé fait appel à la chaleur, les artisans qui recherchent à préserver les vertus du totum de la plante veillent à ne pas dépasser les 36°.

L’article de Que Choisir en 2004 a lancé un signal d’alarme avec une étude sur les émanations toxiques résultant de produits odorants (huiles essentielles, encens, papier d’Arménie, bougies parfumées) exposés à la chaleur. Selon cette étude, si vous brûlez les huiles essentielles, vous risquez de polluer l’air avec des polluants cancérigènes : formaldéhyde, acétaldéhyde, toluène, benzène…

Privilégiez donc la diffusion à froid pour ne pas altérer la qualité de vos Huiles Essentielles.

Qu’est-ce que l’inhalation humide d’Huiles Essentielles ?

Cette méthode consiste à disperser quelques gouttes d’Huiles Essentielles dans de l’eau frémissante à 40°. Les vapeurs dégagées peuvent être inhalées sous certaines conditions puisque les très fines gouttelettes sont en contact avec les alvéoles pulmonaires et passent rapidement dans le sang.

Comment procéder ?

Michel Faucon recommande de placer quelques gouttes d’Huiles Essentielles (3 à 10 gouttes) dans un inhalateur ou dans un bol d’eau tiède. L’eau bouillante risquerait de « casser » par oxydation à la chaleur l’intégrité biochimique des molécules.

Faire 5 minutes d’inhalation 4 fois par jour en respirant la vapeur d’eau concentrée en HE.

A déconseiller aux enfants, aux personnes asthmatiques ou atteintes d’allergie respiratoire.

Qu’est-ce que l’inhalation sèche d’Huiles Essentielles ?

Il s’agit de se créer un soutien olfactif personnalisé pour faire face à différents besoins. Le support peut être un simple mouchoir en tissu : placez 3 gouttes de HE et inspirer profondément 4 fois par jour.

Plus moderne, le stick Aroma (inhalateur plastique), facile à acheter à petit prix sur internet. Imbibez la mèche coton de plusieurs gouttes de 3 HE maximum (mettre de 6 à 18 gouttes au total max). Respirer votre stick selon vos besoins à raison de 3 inspirations profondes à la fois. Durée du stick : 2/3 mois.

Il existe également le Roll-On (applicateur cutané à bille), qu’il est possible de créer soi-même mais souvent vendu déjà prêt à l’emploi pour différentes indications.

Indications psycho-émotionnelles +++ : troubles du sommeil, stress, angoisse, révisions pour examen, manque d’ancrage, irritabilité, hypersensibilité, nervosité…
Indications autres en approche complémentaire : fatigue, rhinite, rhume, bronchite, sinusite…

Cette méthode a plusieurs avantages : réduction des risques de COV, simple, économique, discrète, personnalisable et pratique !

femme qui inhale une huile essentielle

Alors l’olfactothérapie est-elle la manière la plus simple et la plus sûre d’utiliser les Huiles Essentielles ?

La voie respiratoire est réservée aux Huiles Essentielles ayant une bonne tolérance au niveau des muqueuses. Rappelez-vous que les molécules odorantes rentrent en contact avec les alvéoles pulmonaires. Il conviendra donc d’éviter certaines Huiles Essentielles en olfaction :

  • Les HE à phénols : sarriette, thym thymol, origan compact, cannelle…
  • Les HE à cétones : sauge officinale, thuya, ciste, absinthe, hysope

Attention également aux :

  • Désodorisants tout prêts du grand commerce avec un grand nombre de composants.
  • Bougies parfumées sans label de qualité RAL

Il est bon de rappeler que les Huiles Essentielles sont puissantes et impliquent des précautions d’usage rigoureuses. Comme le souligne le Dr Serge Michalet, co-responsable du diplôme Plantes médicinales, phytothérapie et aromathérapie à la faculté de pharmacie de Lyon : “Tout ce qui est naturel n’est pas forcément bon pour la santé. On trouve dans la nature les pires des poisons“. Cette phrase choc n’est pas là pour effrayer. Elle invite surtout à utiliser les plantes avec rigueur, précision et douceur pour soi.

Utiliser les Huiles Essentielles en olfaction constitue cependant la manière la plus simple et la plus sûre d’utiliser les Huiles Essentielles. Au-delà de la matière, les HE contiennent de l’énergie et une information spécifique qui agissent sur notre comportement et notre humeur.

Avec les Huiles Essentielles, plus de simplicité en olfaction car :

  • Usage intuitif et personnalisable
  • Variété des supports : mouchoir, stick Aroma, Roll-on, mélange pour usage topique, diffusion atmosphérique, respirer au flacon…
  • L’odorat, un sens directement relié sur notre cerveau pour un effet puissant

Avec les Huiles Essentielles, plus de sécurité (en dehors des Huiles Essentielles contenant des phénols et des cétones) car :

  • Pas de risques de photosensibilisation, d’irritation cutanée, d’allergies éventuelles
  • Moins de risques hépato-toxiques
  • Moins de risque de surdosage
  • La sensibilité olfactive est plus facile à déceler : réaction souvent immédiate contrairement à un usage interne (voie orale) ou externe (voie cutanée).
Magali Audusseau – www.audessence.fr
Animée d’un profond désir d’accompagner « autrement » l’humain, je me suis tournée vers un parcours d’initiation aux vertus des plantes pour lever les difficultés psycho-émotionnelles. Je me présente aujourd’hui comme Florithérapeute.
Depuis 2015, je me suis formée aux Fleurs de Bach et en aromathérapie scientifique.
Je suis conseillère en Fleurs de Bach, agréée par le Centre Bach depuis 2016 après ma formation avec Martine Viniger à Vincennes (94).
J’ai obtenu mon DU d’Aromathérapie clinique de la Faculté de Pharmacie de Strasbourg en août 2018.
Aujourd’hui, je partage le fruit de mes premières années d’étude et de mes retours d’expériences auprès des personnes que j’accompagne. L’autonomie de la personne et l’utilisation réfléchie des plantes sont des philosophies intégrées au cœur de ma pratique et de mon approche thérapeutique.
En matière de choix de supports Aroma, je privilégie la qualité médicale pour les Huiles essentielles avec une orientation forte vers les productions artisanales offrant une belle qualité olfactive. Pour les Fleurs de Bach, je ne recommande aucune marque, laissant chaque consommateur libre de son ressenti. J’utilise pour ma part des élixirs floraux sans alcool avec préservateur cuivre, élaborés en France.


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