Genêt à balais

0 Commentaires | 11/09/2013

Genêt à balais - Cytisus scoparius L.

Genêt à balais – Cytisus scoparius L.*

Fabaceaes – Gennetier, Spartier

Genêt à balais (Genista scoparia)

Genêt à balais (Genista scoparia)

 

Description

Arbuste ou arbrisseau assez ramifié, à croissance moyenne, il peut atteindre 1m à 1,50 m sa plantation se fait à l’automne ou au printemps, principalement par bouture, le semis est aléatoire les graines peuvent mettre plusieurs années avant de germer. Il aime les  sols profond peu fertiles, frais mais drainés, il a une bonne tolérance aux sols chargés en sel et il aime le soleil. Il à une écorce d’un gris jaunâtre fissurée, aux rameaux anguleux et verts. Son port est dressé, évasé. Son feuillage est caduc, vert, avec des feuilles à 1-3 petites folioles lancéolées sessiles ou subsessiles.

Le genêt à balais est originaire d’Afrique du Nord, Europe centrale (jusqu’en Ukraine) et occidentale en plaine ou en basse montagne jusqu’à + ou – 800m d’altitude, dans les stations sèches, calcifuges, dans les coupes, les clairières, les lieux sablonneux, incultes et les friches à l’abandon. Très courant en France, excepté dans le sud-est.

Le genêt à balais est une adventice souvent très envahissante communément appelée ‘mort jaune’ dont les racines aussi sont pourvues de nodosités contenant des bactéries qui ont des propriétés permettant de fixer l’azote dans les sols et par la même occasion de les enrichir.
Introduit comme plante ornementale dans le courant du 19 ième siècle à travers le monde dont l’Australie et les États-Unis où il est aujourd’hui considéré dans de nombreuses régions comme un alien.

Le genêt à balai jouit d’une floraison abondante de la fin du printemps à début de l’été. Ses fleurs au parfum musqué, pollinifère (pollen jaune orangé) et nectarifère visitée par les abeilles après le passage des bourdons qui percent la base pour récupérer le nectar. En partie terminale, grandes fleurs papilionacées axillaires hermaphrodites solitaires ou par 2, dans un calice à deux lèvres, celle du haut à deux dents, l’autre à 3 dents. Les fleurs sont de couleur jaune d’or brillant, il existe des variétés rouges ou roses.



Les fruits sont comportent des siliques aplaties soyeuses (2 à 3 cm), noires à maturité, s’ouvrant à la fin de l’été au moindre choc en claquant, projetant 8 à 12 graines toxiques au loin. Les fruits contiennent de la lupanine, une susbstance toxique pour le système nerveux et le foie.

Propriétés

C’est un bon diurétique et un régulateur puissant des battements du cœur. L’action de la spartéine qu’on extrait de cette plante est plus durable que celle de la digitaline.

Le genêt à balais à des propriétés médicinales, Dioscoride disait déjà que ‘ses fleurs étaient purgatives, des rameaux infusés dans de l’eau était fort bon pour traiter les sciatiques, Pline affirmait ses propriétés purgatives et diurétiques par l’usage de décoction de racines. Au 14ème siècle, le célèbre médecin et alchimiste Arnaud de Villeneuve (1238 – 1313), prescrivait de la poudre de fleurs, pour traiter œdèmes et scrofules (écrouelles).

En pharmacologie l’effet diurétique des fleurs a été confirmé par des tests, mais à forte dose elles peuvent provoquer des vertiges, des vomissements, des troubles du rythme cardiaque et des convulsions, suivies de paralysie et coma.

Des rameaux est extraite la spartéine qui a des propriétés vasoconstrictices qui ont une action sur les troubles veineux et utilisée dans le traitement des hémorroïdes Réputé aussi comme plante tinctoriale donnant de belles teintures dans le registre jaune d’or et dans les verts.

Emploi

Jadis, ses branches séchées étaient utilisées pour la confection de balais. On en fait aussi une tisane contre l’albuminerie.

Recette de la tisane contre l’albuminerie au Genêt à balais

  • 30 g de fleurs de genêts
  • 10 g de baies de genièvre
  • 1000 g d’eau bouillante
  • 50 g de sirop des 5 racines

Annotations

* L., abréviation botanique pour le botaniste-naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778), auparavant Carl Linnæus, médecin, à qui l’on doit la classification des végétaux, des minéraux et des animaux et la nomenclature binominale, basée sur la juxtaposition de deux mots en principe en latin, désignant le genre suivi du nom de l’espèce, c’est la base de la taxonomie et de la nomenclature internationale.

Durant ses études de médecine, il entame la réalisation d’un herbier de la flore de Laponie qui sera suivi d’un ouvrage ‘Flora lapponica’. A partir de 1741, il enseigne à l’Université d’Uppsala durant une année la médecine puis la botanique jusqu’en 1772, il est le fondateur de l’Académie des Sciences de Suède.

Références : Bibliographie


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