Grande ciguë

0 Commentaires | 12/09/2013

Grande ciguë - Conium maculatum

Grande ciguë – Conium maculatum

Ombellifères – Faux persil, persil sauvage, persil bâtard.

Grande ciguë (Conium maculatum)

Grande ciguë (Conium maculatum)

 

Description

Plante herbacée qui atteint de 30 à 150 cm de hauteur, de la famille des ombellifères. Sa tige est creuse et finement striée. La grande cigüe est très répandue et se distingue des autres plantes de la même famille botanique – les Ombelifères – auxquelles elle ressemble : l’angélique, le persil, le céleri et même la carotte sauvageIl y a un certain nombre de détails qui peuvent aider à l’identifier :

  • La partie inférieure de la tige de la grande cigüe présente des taches rougeâtres ou violettes.
  • Les feuilles sont grandes et brillantes et très divisées.
  • Les fleurs sont blanches et sont groupées en ombelles inégales de 10 à 20 rayons.
  • Le fruit est ovale, environ 3 millimètres, brun-vert et sillonné de plis.
  • Toute la plante dégage une odeur désagréable d’urine.

Parties utilisées : fruits.

Habitat

Pousse spontanément en Europe et en Amérique. Elle est abondante dans les endroits frais et humides, sur les rives des rivières et le long des routes.

Propriétés et indications

Toutes les parties de la plante, en particulier les fruits, contiennent plusieurs alcaloïdes (conine, conhydrine et pseudoconhydrine), ainsi qu’une huile essentielle et des glucosides flavoniques et coumariniques. La conine est l’ingrédient actif le plus important de la grande cigüe, qui est présente dans une proportion de 2% dans les fruits et de 0,5% dans les feuilles.



Elle est absorbé à la fois par voie orale et par la peau, à travers laquelle elle pénètre facilement. Les alcaloïdes sont des substances végétales à réaction alcaline. Ses molécules sont complexes et se composent de carbone, d’hydrogène, d’azote et d’oxygène. Ses effets pharmacologiques sont très marqués, et avec de faibles doses des effets toxiques sont déjà produits. Aux doses thérapeutiques, la coniine et les alcaloïdes restants de la grande cigüe exercent une action sédative, analgésique et anesthésique locale marquée. La ciguë a été utilisée avec succès pour calmer les tensions :

  • Douleurs intolérables, telles que celles causées par le cancer.
  • Douleurs persistantes, telles que celles causées par les névralgies.

De nos jours, bien que nous ayons d’autres analgésiques puissants et sûrs, elle peut aussi être utilisée, mais toujours sous contrôle médical, et en respectant fidèlement le dosage, pour éviter les effets toxiques.

Utilisation

Sous forme de poudre : les fruits séchés de la ciguë sont broyés sous forme de poudre, qui est dissoute dans l’eau ; la dose maximale tolérable pour les adultes est de 1 gramme de fruits par jour, répartis en 4 doses de 0,25 gramme chacune.

Pour usage externe, on l’utilise en pommade qui est préparée avec 1 gramme de fruits broyés pour 9 grammes de solvant gras. Elle est utilisée comme anesthésique local en cas de névralgie et de douleurs sévères. Toujours garder à l’esprit que la coniine est absorbée par la peau.

Empoisonnement à la ciguë

La coniine a une structure chimique et des effets similaires à ceux d’un autre alcaloïde : la nicotine, présente dans le tabac. Les deux alcaloïdes agissent sur le système nerveux végétatif, l’excitant d’abord et le déprimant ensuite.

En moyenne, deux heures après l’ingestion d’une dose toxique de coniine, il y a des brûlures dans la bouche, des difficultés à avaler, des nausées, des pupilles dilatées et une faiblesse dans les jambes.

Si la dose est plus élevée, il y a paralysie musculaire (comme celle produite par le curare) et mort par arrêt respiratoire et asphyxie. Malgré tout, la conscience n’est pas perdue et la lucidité mentale est maintenue jusqu’au dernier moment. C’est pourquoi les Grecs ont choisi cette méthode pour tuer les condamnés à la peine capitale.

Traitement de l’intoxication

Dès qu’on soupçonne la possibilité d’ingestion de ciguë, il faut provoquer des vomissements et, si possible, procéder à un lavage d’estomac rapide. Administrer les purgatifs et le charbon de bois. Pratiquer la respiration artificielle bouche-à-bouche, si la personne en état d’ébriété a de la difficulté à respirer. Il est nécessaire de procéder au transfert urgent de la personne intoxiquée à l’hôpital.

Références : Bibliographie

 


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