Ortie blanche

0 Commentaires | 14/01/2014

Ortie blanche - Lamium album

Ortie blanche – Lamium album

Labiées – Lamier blanc, Lamion, Ortie morte.

Ortie blanche (Lamium album)

Ortie blanche (Lamium album)

 

Description

C’est une plante herbacée très semblable à l’ortie bien que ses fleurs diffèrent morphologiquement. Elle a une tige angulaire ascendante, avec des feuilles opposées de forme ovale et de grandes dents sur les bords. Les fleurs se regroupent dans les aisselles des feuilles supérieures et la plante entière est couverte de poils fins. Elle est très répandue dans toute l’Europe, où elle apparaît souvent comme mauvaise herbe dans les jardins, parmi les mauvaises herbes et dans les endroits non cultivés.

L’ortie blanche donne ses fleurs au printemps, s’étendant tout au long de l’été ; le meilleur moment pour les différencier des orties communes est précisément lorsque la plante est en fleur. Pour la collection, les sommités fleuries sont récoltées lors de l’ouverture des premières fleurs, car elles perdent alors rapidement leurs facultés. Populairement, la collecte se fait par temps sec et ensoleillé, au milieu de la matinée, lorsque la rosée est déjà fanée. Le processus de séchage, à son tour, doit être effectué rapidement, en prolongeant les sommets floraux en couches minces, à l’ombre, ou dans un séchoir à 40 degrés C. Une fois sèche, son odeur est douce et son goût amer. Il est important de les garder à l’abri de l’humidité.

Propriétés

La plante contient des tanins, des mucilages, des sucres, un glucoside et des traces d’une huile essentielle. Selon certains auteurs, elle contient également une saponine qui diminue de concentration à mesure que l’on monte vers les feuilles et les fleurs. Ses propriétés pharmacologiques les plus caractéristiques se réfèrent à son action tonique et astringente -grâce aux tanins- et antiseptique et légèrement hémostatique par les flavonoïdes et les phénols ; de même, la présence de mucilage lui confère une action émulsifiante. Par conséquent, son utilisation est indiquée en cas de diarrhée, bronchite, crampes menstruelles et autres conditions gynécologiques.

Populairement, la plante a été blâmée pour ses propriétés dépuratives, hypoglycémiantes et anti-rhumatismales. De plus, elle a été utilisée en usage externe dans les inflammations vaginales, les hémorroïdes, les pharyngites, les stomatites et les brûlures. Une autre caractéristique de cette plante, qui tient aussi à sa popularité, est son innocuité totale ; même dans certains pays européens, en période de grande faim, ses feuilles étaient utilisées, bouillies et assaisonnées avec certains condiments, comme nourriture de première main.



Utilisation

Infusion : 30 gr. de bouquets de fleurs dans 1 litre d’eau. Cette infusion peut être prise jusqu’à 3 tasses par jour, de préférence après les repas.

Extraits : Si l’on part de l’extrait fluide, on peut prendre 20-30 gouttes, 3 fois par jour ; si c’est l’extrait sec, une dose comprise entre 0,5 et 2 gr par jour, répartie sur les repas, suffit.

Sirop : Un sirop peut être préparé à partir de la teinture de la plante.

Usage externe : En faisant bouillir la plante pendant quelques heures puis en la laissant macérer, on obtient le mucilage de la plante, très utile pour réduire la douleur des pieds enflés. Elle s’applique directement.

Références : Bibliographie


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