Remèdes contre la boulimie

Par : | 4 Commentaires | Le : 22/02/2015 | Categorie : Astuces

Remèdes à la boulimie

Qu’est-ce que la boulimie ? Quelles sont les différences entre la boulimie « passagère » et la boulimie nerveuse ?

La boulimie est ce démon enjôleur qui vous pousse à faire des détours un peu trop fréquents par la cuisine. Cet appétit exagéré vous oblige à manger dans l’intervalle ordinaire des repas et même quelquefois à vous lever la nuit pour prendre des aliments. Comme ce problème risque fort de vous faire engraisser et à vous poser des problèmes de santé, vous avez tout intérêt à le traiter dès qu’il commence à se manifester. Chez ceux qui restent maigres en dépit de tout ce qu’ils enfournent, le problème est tout aussi sérieux. Il dénote un déséquilibre physique et psychique latent. D’autant plus que dans l’un et l’autre cas, les boulimiques mangent non seulement trop, mais mal.


Il existe cependant des formes de boulimie passagère (et saine !), comme par exemple dans le cas de la femme enceinte ou de la personne qui a subi un choc nerveux. Dans la mesure où cette boulimie n’est que passagère, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. C’est alors une façon de compenser pour des pertes importantes en éléments essentiels.

Les causes de la boulimie passagère

La cause semble généralement principalement psychique, mais comme dans toute forme de dépendance aux drogues ou à l’alcool, il y a souvent un déséquilibre biologique qui joue à l’arrière-plan. Ce déséquilibre peut se situer au niveau des glandes et des organes, mais aussi des neuro-transmetteurs chargés de transmettre les influx nerveux. Il s’agit peut-être également d’une perversion de la sensibilité gastrique en rapport avec la catarrhe chronique des intestins, avec la gastrite chronique, avec la gastralgie ou le ténia.

Que faire en cas de boulimie passagère ?

Si la boulimie découle d’une maladie bien identifiée, il est entendu que vous devez d’abord traiter cette maladie. La boulimie est peut-être alors un « mal nécessaire » qui permet de compenser d’importantes pertes énergétiques ou nutritionnelles. Tel est notamment le cas avec le ténia. On recommande dans ce même cas un régime très sévère de laitages et de légumes verts cuits. La maladie principale sera traitée par les eaux minérales de St-Léon, de Plantagenet et de Vichy. (Voyez aussi la rubrique : Vers intestinaux).

Dans les cas de boulimie véritable, vous pouvez appliquer tout de suite les trucs qui suivent. Ils valent autant pour la personne boulimique que pour la personne qui veut maigrir même si elle n’est pas boulimique.

Etape 1

Il y a d’abord une prise de conscience pour apprendre à faire la différence entre la faim et l’appétit. La faim est une sensation de faiblesse signalée au cerveau par un influx nerveux partant du tube digestif et par une baisse de sucre dans le sang. Elle se traduit par une sensation de serrement de l’estomac qui dure 30 minutes, puis qui disparaît spontanément pendant quelques heures, mais réapparaît par la suite si vous ne mangez pas. L’idéal serait de ne manger que lorsque vous avez faim et non parce qu’il est l’heure de manger.

L’appétit, lui, est tout différent de la faim. C’est un phénomène psychologique qui varie d’un individu à un autre sous l’effet de multiples facteurs :


Gourmandise, convivialité, solitude, frustration sexuelle, oisiveté, insécurité, colère, ressentiment, etc.

Etape 2

Tâchez également de remarquer si votre boulimie ne s’étend pas à autre chose que la nourriture. Etes-vous un collectionneur maniaque ? Achetez-vous compulsivement à tout bout de champ ? Etes-vous très jaloux ou très possessif ? Quelqu’un a dit : « La civilisation est la création indéfinie des besoins dont on n’a pas besoin ». Derrière ce besoin d’avoir et d’avaler, il y a un manque, un vide. Plus vous essayez de le combler de l’extérieur, plus l’abîme de votre manque se creuse. Cette prise de conscience est également essentielle.

Etape 3

Deux choses sont donc importantes dans l’auto-traitement de la boulimie. Développez un meilleur contrôle de votre appétit (et non de votre faim !). Puis, trouvez des moyens efficaces de « remplir » votre vie autrement que par la nourriture. L’un ne va pas sans l’autre. Si vous parvenez à retrouver le contrôle de votre appétit. mais que vous ne savez pas vous « nourrir » avec votre vie intérieure ou des activités intéressantes. tout redeviendra comme auparavant.

Comment développer votre contrôle alimentaire ?

D’abord, observez où votre compulsivité se manifeste le plus et le moins. Est-ce au niveau des achats de la nourriture, du tabac, de la lecture, du besoin de médire ou de calomnier ou de révéler des secrets ? Il s’agit de travailler sur cette force en vous qui vous pousse irrésistiblement à faire des choses que votre  intelligence réprouve. Essayez ensuite de reprendre le contrôle là où c*est le plus facite. Réveiller la volonté c’est un peu comme allumer un feu. Commencez par allumer le papier ou les brindilles sèches. Puis, une fois que le feu de votre détermination à bien pris, ajoutez le gros bois. Il n’est rien alors que vous ne pourrez vaincre. Ne soyez pas téméraire : ne prenez pas de grandes décision que vous ne pourriez tenir. La volonté est comme le feu. Au début, un rien peut l’éteindre. Commencez par de petits défis pour vous encourager. En suivant cette progression du plus aisé au plus difficile, vous pourrez cristalliser votre volonté sans peine.

Voici deux idées d’exercice…

La première semblera sûrement un peu extravagante à plusieurs, mais elle est très efficace si vous en comprenez bien le principe :

Exercice 1

Pour aider ses disciples à maîtriser leur désir, Pythagore les invitait parfois à de pantagruéliques repas. Mais la consigne était de contempler ce qu’il y avait sur la table sans rien manger. Pythagore demandait à ses disciples de se « nourrir » des couleurs et des formes des aliments pour en sentir la beauté ou l' »essence » subtile. Au bout d’un certain temps, il faisait desservir la table et chacun retournait à ses occupations.

Vous pourriez appliquer cet exercice à votre rythme. Plutôt que de voir votre fruit ou dessert préféré comme un objet de convoitise, apprenez à en apprécier la beauté. Imaginez-vous comme un peintre qui regarde son sujet avant de le peindre. Vous pouvez aussi imaginer l’aliment derrière un cadre. Observez toutes les subtiles nuances du blanc de la crème fouettée qui chapeaute une pâtisserie. Admirez la perfection de l’arrondi de la pomme ou l’élégance d’une grappe de raisin, etc.

Un tel exercice n’étonnera pas les grands amateurs de vin. Avant de boire un verre de vin, ceux-ci prennent le temps de humer le « bouquet » du vin ou d’en admirer la « robe ». C’est le même principe avec la nourriture, prenez le temps de la déguster à tous les niveaux. Après votre séance de « contemplation », libre à vous de manger ou de remettre au frigidaire l’objet de votre contemplation.

Exercice 2

Si vous mangez après le premier exercice, évitez au moins de ne pas le faire de façon compulsive. Le deuxième exercice va dans le même sens. Mangez ce que vous voulez. mais mangez-le très lentement et avec une sensualité totale. En général, les boulimiques mangent précipitamment, avec une certaine culpabilité et sans vraiment goûter. Il s’agit d’apprendre à remplacer la quantité par la qualité. Concentrez-vous à fond sur ce que vous mangez. Faites-en une méditation. Si vous rentrez dans l’instant présent en mangeant, vous vous relaxerez et la tension qui vous pousse à manger plus, disparaîtra.

Comment combler votre vide intérieur ?

Ce sujet pourrait faire l’objet de tout un livre. Nous nous contenterons de vous donner quelques pistes. La visualisation et la meditation sont d’excellents moyens. Grâce à ces méthodes, vous pourrez descendre dans ce vide que vous sentez en vous et que vous fuyez par la nourriture. Si ces méthodes ne vous conviennent pas, trouvez-vous des activités qui vous passionnent. L’oisiveté ou l’ennui vous conduiront immanquablement vers la cuisine. L’idéal est une activité où vous pouvez libérer toute votre créativité ou votre excès d’énergie. La créativité est tout le contraire de la boulimie. Dans la boulimie, il y a une forte composante d’agressivité et de volonté de détruire. Observez bien quand vous mangez. Sentez-vous l’impatience et la colère logées dans vos mâchoires ? La meilleure façon de vous défaire de votre tension intérieure, c’est de la transformer en énergie créatrice. L’agressivité n’est pas mauvaise en soi. C’est tout simplement de l’énergie brute. Il s’agit de l’orienter et de la raffiner grâce à la créativité, comme l’affirme André Moreau, un penseur québécois, dans son livre La violence créatrice. Mieux vaut créer que crier !

Autres recommandations en cas de boulimie passagère

  • Si vous mangez, arrêtez dès que l’estomac est à moitié plein. Il est préférable de faire quelques petits repas équilibrés qu’un gros repas ‘fourre-tout ». Donnez satisfaction à votre faim, mais restez un peu sur votre appétit. N’oubliez pas que votre cerveau ne reçoit qu’au bout de 20 minutes le message de l’estomac lui indiquant que celui-ci est plein. Ce laps de temps est largement suffisant pour dépasser la mesure.
  • Comme nous l’avons dit plus haut, la boulimie est parfois normale. N’oubliez pas que, dans certaines circonstances, le corps a en effet besoin d*importants apports en éléments divers. Ne réfrénez pas trop votre appétit dans ce cas. Si vous désirez ne pas trop manger (notamment pour ne pas grossir), prenez beaucoup de suppléments alimentaires : vitamines, minéraux, pollen d’abeille, gelée royale, etc.
  • Les boulimiques jettent souvent leur dévolu sur tout ce qui est sucré (tablette de chocolat, crème glacée, etc.). Si c’est votre cas, résistez à la tentation et prenez plutôt une pomme ou des noix. A la longue, vous verrez que cela vous satisfera tout autant. De trop grandes variations dans la production de sucre sanguin peuvent jouer un rôle majeur dans le besoin compulsif de sucreries ou de pâtisseries. Si votre taux de sucre sanguin tend à tomber trop bas (hypoglycémie), vous serez fortement tenté de vous précipiter vers une tablette de chocolat ou une autre sucrerie. Il s’ensuit une remontée de votre sucre sanguin. Mais le pancréas s’efforce alors de compenser cet excès en sécrétant de l’insuline. Votre taux de sucre descend alors dramatiquement et les symptômes liés à la carence en sucre refont surface (irritation, colère, maux de tête, etc.).
  • Quand vous allez travailler ou vous promener, emportez toujours avec vous un sac de mélange de noix, quelques crudités ou quelques fruits. Mangez aussitôt dès que la tentation vous prend d’aller mettre une pièce de monnaie dans une machine distributrice ou de rentrer dans une pâtisserie.
  • Avant de manger, ouvrez vos mâchoires toutes grandes comme un lion en train de rugir. Si vous êtes seul, permettez-vous de « rugir » ou de pousser un cri féroce. Si vous pouvez libérer la tension et l’agressivité logée dans vos mâchoires, vous mangerez beaucoup plus détendu et vous serez moins porté
    à « dévorer ».
  • Utilisez de petits couverts ou de petites assiettes. Vous aurez l’impression de manger plus. Vous pourrez même vous resservir une assiettée sans remord.
  • Evitez de faire vos courses dans les épiceries lorsque vous avez faim, vous risquez d’acheter diverses « gâteries ». Allez- y plutôt après un repas.

La boulimie nerveuse, un trouble plus compliqué…

Les troubles de l’alimentation constituent un véritable problème, surtout chez les filles et les femmes. En fait, selon une étude du New York Times, 95 % des patients souffrant d’anorexie et environ 85 % des patients atteints de boulimie nerveuse sont des femmes. (1)

Comment savoir si une personne de votre entourage souffre de boulimie et pourquoi ce type de troubles de l’alimentation s’installe-t-il en premier lieu ?

Il y a de nombreuses raisons, et toutes peuvent entraîner des effets secondaires dangereux et des lésions corporelles graves, comme des règles irrégulières, des déséquilibres hormonaux et plus encore.

Les effets de la frénésie alimentaire sur la malbouffe et la purge peuvent avoir un impact négatif sur le métabolisme, la fertilité, l’équilibre hormonal, les fonctions digestives, le sommeil et les capacités mentales. Mais il y a aussi une énorme quantité de stress causé par la boulimie qui affecte tous les aspects de la vie.

Dans le cas de la boulimie, une personne est habituellement aux prises avec une préoccupation intense à l’égard de son image corporelle, ce qui entraîne une restriction calorique sévère, une honte corporelle, un sentiment continu d’anxiété, de culpabilité et de remords. En fait, malheureusement, le risque de décès par suicide ou de complications médicales est nettement plus élevé chez les personnes souffrant de troubles de l’alimentation de toutes sortes.

De nombreuses personnes atteintes de boulimie ou d’autres troubles de l’alimentation ont tendance à se juger très sévèrement et à se concentrer sur leurs problèmes perçus et leurs défauts de caractère. Sans aide, le stress chronique causé par ce trouble peut détériorer le corps d’une personne ainsi que ses relations, son estime de soi et son contrôle. Plus tôt une personne reçoit de l’aide pour la boulimie, plus elle a de chances de recouvrer la santé et de prévenir les rechutes futures.

Qu’est-ce que la boulimie nerveuse ?

La boulimie est considérée comme un trouble grave de l’alimentation qui s’articule autour de la « frénésie et de la purge », ce qui signifie manger de grandes quantités d’aliments à la fois, puis tenter de « se débarrasser » des calories qui ont été consommées. La boulimie est considérée comme un trouble mettant la vie en danger qui touche des millions de personnes, surtout des femmes, et elle est plus courante que l’anorexie mentale.

Comme la boulimie se caractérise par des habitudes alimentaires irrégulières et des vomissements généralement violents, des abus de laxatifs et parfois un surentraînement, les symptômes et les risques sont multiples, tant sur le plan physique que mental.

Ce qui rend la boulimie nerveuse unique à d’autres troubles de l’alimentation, c’est le comportement de purge régulière, peu importe comment cela se produit exactement. L’accent est toujours mis sur l’élimination des calories supplémentaires et la tentative de retarder le gain de poids ou d’atteindre la perte de poids, mais malheureusement cela se produit dans des façons malsaines.

Symptômes et facteurs de risque de la boulimie nerveuse

Selon la National Eating Disorders Organization, la boulimie se caractérise par les symptômes suivants : (2)

  • Cycles de consommation de très grandes quantités d’aliments (la « frénésie ») suivis de comportements de compensation pour prévenir la prise de poids (la « purge »)
  • Sentiments intenses de stress chronique et de perte de contrôle lors d’une frénésie alimentaire
  • Une estime de soi qui dépend fortement du poids corporel et de l’image de soi

La plupart des gens pensent que les personnes aux prises avec des habitudes alimentaires déformées ne sont que celles qui sont très minces, mais la vérité est que les hommes et les femmes de toutes formes et de toutes tailles peuvent avoir des troubles alimentaires. En fait, la plupart des personnes atteintes de boulimie ne semblent pas présenter de signes visibles d’un problème et se situent habituellement dans la moyenne en termes de poids corporel.

La boulimie peut se développer pour de nombreuses raisons différentes et est généralement une combinaison de plusieurs facteurs environnementaux et génétiques. Certains des facteurs de risque connus qui rendent une personne plus susceptible de développer une boulimie nerveuse comprennent (3) :

  • être une femme
  • être une adolescente ou une jeune adulte (environ 1 à 2 pour cent de la population totale de jeunes femmes en Europe souffrent de boulimie nerveuse)
  • la pratique d’un sport ou d’un passe-temps qui fait l’éloge d’un poids léger (y compris la danse, la gymnastique, le patinage artistique, la lutte, etc.), et qui est donc associé à une triade d’athlètes féminines
    avoir quelqu’un dans la famille qui lutte contre la boulimie
  • avoir des antécédents de régimes amaigrissants, de gain ou de perte de poids et être préoccupé par la minceur (ce qui entraîne des périodes d’alimentation restrictives qui forcent l’organisme à se mettre en « mode famine »)
  • des antécédents de dépression, d’anxiété et de troubles mentaux
  • un épisode psychotique à l’âge de 13 ans (4)

Si vous avez le sentiment que vous ou quelqu’un que vous connaissez souffrez de boulimie, les experts recommandent de vous poser les questions suivantes. Plus vous répondez « oui », plus vous avez de chances de faire face à une forme de distorsion de l’alimentation (5) :

  • Vous êtes obsédé par votre image corporelle, votre taille et votre poids ?
  • Lorsque vous mangez, vous sentez-vous coupable, honteux ou déprimé par la suite ?
  • Pensez-vous souvent aux aliments, aux calories, aux macronutriments et aux régimes au point de nuire à votre vie, à votre travail et à vos relations ?
  • Avez-vous peur de prendre du poids, de perdre le contrôle et d’avoir peur de ne plus pouvoir vous arrêter lorsque vous commencerez à manger ?
  • Mangez-vous parfois jusqu’à ce que vous soyez trop rassasié et même jusqu’à ce que vous vous sentiez malade ?
  • Prenez-vous régulièrement des laxatifs ou faites-vous vomir pour contrôler votre poids ?
  • Êtes-vous aux prises avec un surmenage compulsif, parfois même lorsque vous êtes blessé ou très fatigué, mais craignez-vous ce qui arrivera si vous manquez des séances d’entraînement ?

Comment se développe la boulimie nerveuse

Contrairement à la croyance populaire, tous ceux qui souffrent de boulimie ne vomissent pas nécessairement.

La boulimie est généralement classée en deux groupes : ceux qui purgent de la manière traditionnelle et ceux qui ne le font pas. La « boulimie purificatrice » consiste à vomir ou à utiliser régulièrement des laxatifs, des diurétiques ou des lavements après des épisodes d’hyperphagie, tandis que la « boulimie non purifiante » consiste à compenser les calories par d’autres moyens.

Parmi les façons courantes qu’un boulimique non purgatif essaie de « compenser » le fait de manger de grandes quantités de calories, mentionnons la restriction sévère de l’apport alimentaire, les périodes régulières de jeûne ou de jeûne intermittent ou l’exercice excessif au-delà d’une quantité saine.

De nombreuses personnes atteintes de boulimie ne tombent pas facilement dans une catégorie et peuvent présenter des comportements des deux. Par exemple, quelqu’un peut passer de longues périodes sans laxatifs ni vomissements, mais plutôt se concentrer sur des exercices extrêmes pour brûler de nombreuses calories tout en suivant un régime restrictif.

En fait, la plupart des personnes atteintes de boulimie nerveuse présentent des symptômes et des comportements qui se chevauchent en raison d’autres troubles de l’alimentation, comme l’anorexie (par restriction) ou la boulimie. Bien que la sévérité de la boulimie puisse varier beaucoup selon les cas, le désir sous-jacent et la distorsion sont habituellement les mêmes : devenir plus mince et atteindre une forme corporelle spécifique par tous les moyens nécessaires, même si c’est dangereux pour la santé d’une personne.

Qu’est-ce qui distingue les personnes atteintes de boulimie nerveuse des millions d’autres personnes qui désirent changer leur silhouette ?

Parce que les troubles de l’alimentation sont des problèmes psychologiques complexes, ils peuvent être déclenchés par des facteurs qui se chevauchent et qui sont interreliés, tels que : (6)

  • avoir une mauvaise image corporelle et une faible estime de soi. Ceci est généralement déclenché par l' »idéal occidental » de la minceur et des normes de beauté irréalistes qui sont soulignées dans les médias depuis un jeune âge.
  • antécédents de problèmes familiaux et d’abus, y compris le sentiment inné d’être inutile, sans valeur et inesthétique. Malheureusement, certaines personnes atteintes de boulimie ont été victimes de mauvais traitements durant leur enfance, d’abus sexuels, de négligence et d’autres problèmes qui les rendent anxieuses, vulnérables et incontrôlables.
  • des traits de personnalité qui favorisent le perfectionnisme. Un milieu familial critique, trop rigide, des éloges sévères pour les réalisations et des attentes très élevées sont tous des facteurs de risque.
  • le stress causé par des changements majeurs dans la vie. Les périodes de transition peuvent augmenter le niveau de stress et causer de la gêne et de l’anxiété, comme la puberté, le départ pour l’université, la rupture, le déménagement, le divorce et le début d’une nouvelle carrière.
  • passe-temps et activités qui mettent l’accent sur l’apparence. Un pourcentage élevé de personnes atteintes de boulimie ont des antécédents de danse classique, de mannequinat, de gymnastique, de lutte, d’athlétisme ou de performance.

Effets secondaires de la boulimie nerveuse

Comment la boulimie peut-elle nuire à l’organisme exactement ?

L’un des effets secondaires les plus dangereux et les plus fréquents de la boulimie est la détérioration de l’appareil digestif, car les excès et les purges ont des effets négatifs sur la production d’enzymes digestives, l’équilibre hydrique et les niveaux d’électrolytes.

Les vomissements et la prise de laxatifs peuvent entraîner des déséquilibres électrolytiques et chimiques, qui peuvent finir par entraîner des effets en cascade dans d’autres systèmes et organes, comme un rythme cardiaque anormal et des symptômes de dépression. En même temps, des niveaux élevés de stress associés à des carences en nutriments peuvent modifier les niveaux hormonaux et le fonctionnement des neurotransmetteurs.

Parmi les façons dont la boulimie diminue la santé d’une personne et la rend plus vulnérable aux maladies mentales et physiques, mentionnons les suivantes : (7)

  • un déséquilibre entre le potassium et le sodium, puisque les vomissements et les purges peuvent modifier l’équilibre des nutriments, des électrolytes et des liquides essentiels
  • rythme cardiaque irrégulier et risque accru de crise cardiaque, d’insuffisance cardiaque et de décès dus à un déséquilibre électrolytique
  • la déshydratation, qui peut nuire à la digestion, aux capacités mentales, aux mouvements musculaires et au fonctionnement cardiaque
  • capacité réduite de digérer correctement les aliments et d’absorber les nutriments
  • problèmes pour aller à la selle normalement, y compris les ballonnements d’estomac, la constipation et la diarrhée, causés par la prise de laxatifs et la modification des niveaux d’enzymes et d’électrolytes
  • risque accru d’ulcères et de ruptures gastriques
  • plus grande probabilité de fluctuations de poids ayant un impact négatif sur la santé thyroïdienne et hormonale
  • plus de risque de faire face à l’infertilité et aux menstruations irrégulières
  • jaunissement et détérioration des dents et des gencives
  • des vaisseaux sanguins brisés dans les yeux
  • enflure, maux de gorge et douleur dans la gorge et l’œsophage causés par les vomissements
  • une baisse de la réponse immunitaire et des infections ou maladies plus courantes
  • risque accru de dépression, de troubles anxieux et de suicide
  • des niveaux d’inflammation plus élevés, ce qui peut augmenter le risque de diverses maladies chroniques

Signes qu’une personne de votre entourage pourrait être atteint de boulimie

Pour ceux qui n’ont jamais lutté contre la distorsion de l’alimentation, les excès de nourriture et les purges peuvent sembler complètement indésirables et très déroutants – et d’une certaine façon, même les personnes boulimiques se sentent ainsi ! La plupart des personnes aux prises avec la boulimie reconnaissent que leurs comportements sont contre-productifs, inhabituels, malsains et dangereux.

Les personnes atteintes de boulimie décrivent souvent leur situation comme une bataille intérieure constante, presque comme si elles avaient deux ou même trois voix opposées dans leur tête, qui ont toutes des désirs et des objectifs différents. Le conflit intérieur vient d’une part d’un fort désir de perdre du poids ou de rester mince, et d’autre part d’un désir incontrôlable et compulsif de se goinfrer. Beaucoup de gens ont aussi une « voix de la raison » qui reconnaît que cette situation n’est ni normale ni saine, mais qu’il est toujours difficile de sortir du cycle de la frénésie et de la purge.

Qu’est-ce qu’une « frénésie » exactement, et en quoi diffère-t-elle des autres formes d’alimentation émotionnelle ou des tentatives de perte de poids ?

La boulimie se fait souvent en privé, car les personnes atteintes de boulimie se sentent souvent gênées, honteuses ou anxieuses à l’idée de manger. C’est une des raisons pour lesquelles il peut être difficile de savoir si quelqu’un a un problème.

Lorsqu’une personne fait des excès de consommation, il n’est pas inhabituel de consommer entre 3 000 et 5 000 calories à la fois en quelques heures, bien que la définition du terme  » excès de consommation  » soit différente pour chaque personne. Chaque frénésie alimentaire s’accompagne d’un sentiment croissant de perte de contrôle du poids d’une personne et de sa relation à la nourriture, ce qui explique en partie pourquoi le cycle de la frénésie et de la purge fait monter en flèche les niveaux d’anxiété et favorise le retrait social.

Après un épisode de beuverie, la plupart des gens ressentent une panique extrême, de l’anxiété, de la culpabilité et de la honte pour leurs actions. C’est pourquoi peu s’ouvrent volontiers à ceux qui les entourent pour obtenir de l’aide. En plus de s’inquiéter de la taille de leur corps et des fluctuations de poids dues à l’hyperphagie, les personnes boulimiques commencent à s’interroger sur leur propre caractère et craignent ce que les autres penseraient si elles apprenaient leur comportement.

Le fait de vivre avec la boulimie peut être très isolant et effrayant, ce qui accentue la situation. Plus le temps passe, plus on prend ou perd du poids et plus on ressent de la honte, plus il est difficile d’avancer, de s’attaquer au problème et de le résoudre.

Voici quelques signes avant-coureurs courants de la boulimie, ou qu’une personne que vous connaissez pourrait avoir besoin d’aide dans sa relation avec la nourriture : (8)

  • des fluctuations de poids perceptibles, parfois rapidement et sans explication sur la manière dont les des indices que quelqu’un a fait des excès alimentaires, y compris de grandes quantités d’aliments qui ont disparu dans un court laps de temps, sans explication sur l’endroit où les aliments ont été consommés
  • des preuves d’épisodes de frénésies après les faits, y compris des contenants d’aliments vides, des emballages, etc.
  • quelqu’un qui va fréquemment aux toilettes peu de temps après avoir mangé
  • une augmentation du secret entourant le fait de manger, comme se lever au milieu de la nuit pour manger seul ou manger dans la voiture et en déplacement – remarquant aussi que la personne n’aime plus manger avec les autres, aller au restaurant ou à des fêtes, etc.
  • une préoccupation de manger certaines choses et d’avoir de fortes envies – par exemple, le désir de s’épuiser pour se procurer rapidement un aliment dont quelqu’un est obsédé.
  • symptômes physiques de purge, y compris des changements aux dents ou aux gencives, des taches sur les dents ou un gonflement du visage, du cou et de la mâchoire ; certaines personnes présentent également des croissances ou des callosités aux mains et aux articulations (utilisées pour provoquer des vomissements)
  • les habitudes rituelles au moment de manger, y compris le fait de ne manger qu’à certaines heures ou d’éviter certains groupes d’aliments
  • devenir généralement plus repliés sur eux-mêmes, isolés et secrets dans tous les domaines de la vie
  • adopter d’autres comportements compulsifs, y compris boire de l’alcool, prendre des drogues ou abuser d’ordonnances
  • s’intéresser davantage à la perte de poids, aux régimes à la mode et à l’alimentation

4 étapes vers la guérison de la boulimie nerveuse

Les troubles de l’alimentation de toutes sortes peuvent être des problèmes compliqués à régler à la racine, et il n’existe aucun « remède » connu contre la boulimie qui fonctionne pour tout le monde. Cela dit, les professionnels de la santé et les spécialistes de l’alimentation déformée ont fait beaucoup de chemin pour aider les patients à se rétablir et à améliorer leur qualité de vie.

Voici quelques-unes des mesures les plus importantes que vous ou quelqu’un que vous connaissez pouvez prendre pour combattre la boulimie :

1. Obtenir de l’aide professionnelle

Tous les troubles de l’alimentation sont des problèmes complexes qui nécessitent habituellement l’aide d’un thérapeute, d’un médecin ou d’un nutritionniste. Les schémas de pensée compulsifs qui causent la boulimie sont censés fonctionner comme un cycle, puisqu’ils deviennent habituels et « la nouvelle normale » pour quelqu’un qui souffre. Cependant, avec de l’aide et une formation appropriée pour changer les schémas de pensée et les comportements d’une personne, le cycle nocif peut être brisé et une « alimentation intuitive » peut prendre sa place.

Pour faciliter ce processus, on utilise parfois des antidépresseurs. Et dans les situations graves, un séjour à l’hôpital peut être nécessaire pour le patient est surveillé de près. (9)

Dans la plupart des cas, une équipe de professionnels peut aider une personne à prendre les mesures nécessaires pour faire face aux sentiments sous-jacents de dysmorphie, de secret, d’anxiété, de culpabilité et de honte. L’une des méthodes de traitement les plus efficaces pour combattre la boulimie et d’autres troubles de l’alimentation est la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui met l’accent sur le changement des schémas de pensée qui aident ensuite une personne à modifier ses comportements négatifs. (10)

Grâce à la TCC, les psychologues aident leurs patients à examiner leurs propres croyances sur eux-mêmes, leurs capacités, leur contrôle et leur estime de soi, puis à remettre en question ces mêmes pensées qui peuvent finir par déclencher des compulsions néfastes. (11) En s’attaquant aux problèmes émotionnels fondamentaux (anxiété et dépression sous-jacentes, faible estime de soi, sentiment d’isolement et de solitude), il est possible de trouver enfin de nouvelles façons de gérer le stress qui n’impliquent pas de nourriture et de pratiquer une alimentation consciente.

2. Arrêter la mentalité diététique

Ironiquement, la purge n’entraîne généralement pas de perte de poids (du moins durablement) chez la plupart des personnes boulimiques. Les vomissements, l’exercice et l’utilisation de laxatifs ne compensent généralement pas les calories consommées lors de la frénésie, de sorte que les personnes boulimiques n’atteignent généralement jamais leur « poids idéal » et ne font que perpétuer le cycle alimentaire déformé.

Certains experts pensent que les vomissements, par exemple, ne « gomment » qu’environ 50 % des calories consommées, alors que les laxatifs n’en « effacent » que 10 %. Beaucoup de gens finissent par prendre du poids à long terme, au lieu de maigrir et d’avoir l’air comme ils le désirent.

Pour un pourcentage élevé de personnes atteintes d’un trouble de l’alimentation, leurs intentions sont quelque peu innocentes au départ – elles veulent habituellement perdre du poids. Mais la restriction peut agir comme un déclencheur et finir par causer une obsession pour la nourriture, les régimes et la perte de poids. Par conséquent, le corps réagit par de fortes envies, une faim accrue et des compulsions qui font qu’il est difficile d’atteindre la satiété quand on mange.

En fait, l’acte même de « suivre un régime » en premier lieu est considéré comme l’une des plus grandes causes de la frénésie alimentaire. Vous pouvez y penser comme à un balancement de pendule : Plus le régime alimentaire d’une personne est strict et plus elle se sent démunie, plus elle risque d’être confrontée à une « alimentation réactive » et à de forts désirs d' »aliments interdits ».

3. Se concentrer davantage sur le bonheur et la santé que sur le poids

L’exploration d’autres façons d’être heureux sans atteindre un certain poids corporel est généralement considérée comme la dernière clé pour résoudre les problèmes émotionnels qui causent des distorsions alimentaires. Étant donné que les régimes associés à des niveaux de stress élevés constituent l’un des plus grands facteurs de risque de troubles de l’alimentation, il faut habituellement détourner l’attention de la perte de poids et mettre l’accent sur la santé holistique et le bonheur général dans la mesure du possible.

Mettre l’accent sur le fait de se sentir mieux, de régler les problèmes de santé, d’apprécier davantage les situations sociales, de se détendre davantage autour de la nourriture et de consacrer plus d’énergie à d’autres domaines de la vie qui comptent vraiment (relations, spiritualité, passe-temps, famille et carrière) est essentiel pour se rétablir pleinement. Ce processus semble différent pour chaque personne, mais peut impliquer un changement de carrière, la fin d’un mariage, l’exploration d’une nouvelle forme de spiritualité pour la première fois, etc.

4. Soutenir ceux qui éprouvent des difficultés

Si vous essayez d’aider une personne qui souffre de boulimie et de troubles de l’alimentation, voici quelques conseils utiles à garder à l’esprit :

  • Faites de votre mieux pour ne pas porter de jugements et être solidaire : On s’attend à ce que la personne qui se rétablit se sente triste, frustrée, confuse, sur la défensive ou en colère au sujet de sa transition. Même si vous sentez que vous ne pouvez pas vous identifier directement à sa situation, essayez d’écouter sans porter de jugement et évitez d’utiliser des tactiques de peur, de culpabilité ou de force.
  • Évitez de commenter son poids : La plupart des personnes atteintes de troubles de l’alimentation ne veulent pas que quelqu’un remarque des changements de poids, alors au lieu de parler de leur perte de poids, de faire l’éloge de leur gain ou de leurs changements de poids ou de les culpabiliser au sujet des ruptures, concentrez-vous sur le fait d’être là sans essayer de régler le problème.
  • Donnez le bon exemple : Montrez à ceux qui vous entourent à quoi peut ressembler une relation saine avec la nourriture et l’exercice. Aidez aussi à montrer à quelqu’un comment vous gérez personnellement le stress sans vous tourner vers la nourriture et les compulsions pour vous sentir mieux.

Points clés sur la boulimie nerveuse

  • La boulimie est considérée comme un trouble grave de l’alimentation qui s’articule autour de la « frénésie et de la purge », ce qui signifie manger de grandes quantités d’aliments à la fois, puis tenter de « se débarrasser » des calories qui ont été consommées.
  • La boulimie est considérée comme un trouble mettant la vie en danger qui touche des millions de personnes, surtout des femmes, et elle est plus courante que l’anorexie mentale.
  • La boulimie peut se développer pour de nombreuses raisons différentes et est généralement une combinaison de plusieurs facteurs environnementaux et génétiques.
  • De nombreuses personnes atteintes de boulimie ou d’autres troubles de l’alimentation ont tendance à se juger très sévèrement et à se concentrer sur leurs problèmes perçus et leurs défauts de caractère.

4 façons naturelles d’aider à traiter la boulimie nerveuse

  1. Obtenir de l’aide professionnelle
  2. Arrêter la mentalité diététique
  3. Se concentrer davantage sur le bonheur et la santé que sur le poids
  4. Soutenir ceux qui éprouvent des difficultés

à lire aussi : Remèdes contre le grignotage

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Commentaires (4)
  1. posté par Jiji132134 le 09/05/2019

    Et de plus, lorsqu’une boulimique a une crise croyez moi qu’il est impossible à ce moment là de « résister à la tentation » et de prendre une pomme. C’est le principe d’une crise de boulimie, on perd totalement le contrôle. Avec ce genre d’article, une boulimique pensera qu’elle aurait pu résister alors que c’est scientifiquement IMPOSSIBLE. La preuve que cet article a été écrit par une personne qui ne s’y connait pas du tout en cette maladie. C’est une maladie très grave et un sujet sérieux. Cet article est faux sur tout les points

    • posté par équipe de rédaction le 09/05/2019

      Bonjour Jiji, en effet, cet article (avant d’être mis à jour aujourd’hui), ne traitait que de la boulimie passagère, il vient d’être revu et et complété, il intègre maintenant la boulimie nerveuse dont vous mentionnez. En espérant qu’il vous apporte plus de réponses.

  2. posté par Gemma13530 le 09/05/2019

    C’est n’importe quoi. La boulimie n’est que la face visible de l’iceberg. La boulimie vient tout d’abord d’un trouble de la personnalité que l’on compense avec de la nourriture (crise de boulimie). Ce n’est pas un problème avec la nourriture en elle même, mais un problème avec soi même. Il ne sert à rien d’écouter sa faim dans ces moments là car une crise arrive quand elle veut, peu importe si l’on vient de manger un repas ou non. Pour guérir la boulimie, il faut faire des thérapies pour guérir à l’intérieur de soi. Une personne boulimique doit lâcher prise au niveau de la nourriture, et c’est très difficile, vraiment. C’est-à-dire qu’elle doit manger ce qu’elle veut quand elle veut pour ne plus se restreindre et ne plus avoir peur de grossir. C’est un chemin très long, et il ne faut pas écouter ces bêtises ci-dessus. Je parle en connaissance de cause, su tu es boulimique mange tout ce que tu veux, lâche prise, consulte un psychologue et les crises partiront.

    • posté par Gemma13530 le 09/05/2019

      Et puis surtout, si une boulimique a une crise croyez moi qu’elle ne pourra pas « résister à la tentation ». C’est le principe d’un crise de boulimie on perd le contrôle et plus rien ne nous arrête. La preuve que cette article a été écrit par une personne pas du tout boulimique et qui ne s’y connaît absolument pas.

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