Remèdes contre la boulimie

Le : 22 février, 2015 | Vu 20 120 fois

Remèdes à la boulimie

Qu’est-ce que la boulimie ?

La boulimie est ce démon enjôleur qui vous pousse à faire des détours un peu trop fréquents par la cuisine. Cet appétit exagéré vous oblige à manger dans l’intervalle ordinaire des repas et même quelquefois à vous lever la nuit pour prendre des aliments. Comme ce problème risque fort de vous faire engraisser, vous avez tout intérêt à le traiter dès qu’il commence à se manifester. Chez ceux qui restent maigres en dépit de tout ce qu’ils enfoument, le problème est tout aussi sérieux. Il dénote un déséquilibre physique et psychique latent. D’autant plus que dans l’un et l’autre cas, les boulimiques mangent non seulement trop, mais mal.


Il existe cependant des formes de boulimie normale (et saine !), comme par exemple dans le cas de la femme enceinte ou de la personne qui a subi un choc nerveux. Dans la mesure où la boulimie n’est que passagère, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. C’est alors une façon de compenser pour des pertes importantes en éléments essentiels.

Les causes de la boulimie

La cause semble généralement psychique, mais comme dans toute forme de dépendance aux drogues ou à l’alcool, il y a souvent un déséquilibre biologique qui joue à l’arrière-plan. Ce déséquilibre peut se situer au niveau des glandes et des organes, mais aussi des neuro-transmetteurs chargés de transmettre les influx nerveux. Il s’agit peut-être également d’une perversion de la sensibilité gastrique en rapport avec la catarrhe chronique des intestins, avec la gastrite chronique, avec la gastralgie ou le ténia.

Que faire en cas de boulimie ?

Si la boulimie découle d’une maladie bien identifiée, il est entendu que vous devez d’abord traiter cette maladie. La boulimie est peut-être alors un “mal nécessaire” qui permet de compenser d’importantes pertes énergétiques ou nutritionnelles. Tel est notamment le cas avec le ténia. On recommande dans ce même cas un régime très sévère de laitages et de légumes verts cuits. La maladie principale sera traitée par les eaux minérales de St-Léon, de Plantagenet et de Vichy. (Voyez aussi la rubrique : Vers intestinaux).

Dans les cas de boulimie véritable, vous pouvez appliquer tout de suite les trucs qui suivent. Ils valent autant pour la personne boulimique que pour la personne qui veut maigrir même si elle n’est pas boulimique.

Etape 1

Il y a d’abord une prise de conscience pour apprendre à faire la différence entre la faim et l’appétit. La faim est une sensation de faiblesse signalée au cerveau par un influx nerveux partant du tube digestif et par une baisse de sucre dans le sang. Elle se traduit par une sensation de serrement de l’estomac qui dure 30 minutes, puis qui disparaît spontanément pendant quelques heures, mais réapparaît par la suite si vous ne mangez pas. L’idéal serait de ne manger que lorsque vous avez faim et non parce qu’il est l’heure de manger.

L’appétit, lui, est tout différent de la faim. C’est un phénomène psychologique qui varie d’un individu à un autre sous l’effet de multiples facteurs :

Gourmandise, convivialité, solitude, frustration sexuelle, oisiveté, insécurité, colère, ressentiment, etc.

Etape 2

Tâchez également de remarquer si votre boulimie ne s’étend pas à autre chose que la nourriture. Etes-vous un collectionneur maniaque ? Achetez-vous compulsivement à tout bout de champ ? Etes-vous très jaloux ou très possessif ? Quelqu’un a dit : “La civilisation est la création indéfinie des besoins dont on n’a pas besoin”. Derrière ce besoin d’avoir et d’avaler, il y a un manque, un vide. Plus vous essayez de le combler de l’extérieur, plus l’abîme de votre manque se creuse. Cette prise de conscience est également essentielle.

Etape 3

Deux choses sont donc importantes dans l’auto-traitement de la boulimie. Développez un meilleur contrôle de votre appétit (et non de votre faim !). Puis, trouvez des moyens efficaces de “remplir” votre vie autrement que par la nourriture. L’un ne va pas sans l’autre. Si vous parvenez à retrouver le contrôle de votre appétit. mais que vous ne savez pas vous “nourrir” avec votre vie intérieure ou des activités intéressantes. tout redeviendra comme auparavant.

Comment développer votre contrôle alimentaire ?

D’abord, observez où votre compulsivité se manifeste le plus et le moins. Est-ce au niveau des achats de la nourriture, du tabac, de la lecture, du besoin de médire ou de calomnier ou de révéler des secrets ? Il s’agit de travailler sur cette force en vous qui vous pousse irrésistiblement à faire des choses que votre  intelligence réprouve. Essayez ensuite de reprendre le contrôle là où c*est le plus facite. Réveiller la volonté c’est un peu comme allumer un feu. Commencez par allumer le papier ou les brindilles sèches. Puis, une fois que le feu de votre détermination à bien pris, ajoutez le gros bois. Il n’est rien alors que vous ne pourrez vaincre. Ne soyez pas téméraire : ne prenez pas de grandes décision que vous ne pourriez tenir. La volonté est comme le feu. Au début, un rien peut l’éteindre. Commencez par de petits défis pour vous encourager. En suivant cette progression du plus aisé au plus difficile, vous pourrez cristalliser votre volonté sans peine.

Voici deux idées d’exercice…

La première semblera sûrement un peu extravagante à plusieurs, mais elle est très efficace si vous en comprenez bien le principe :

Exercice 1

Pour aider ses disciples à maîtriser leur désir, Pythagore les invitait parfois à de pantagruéliques repas. Mais la consigne était de contempler ce qu’il y avait sur la table sans rien manger. Pythagore demandait à ses disciples de se “nourrir” des couleurs et des formes des aliments pour en sentir la beauté ou l'”essence” subtile. Au bout d’un certain temps, il faisait desservir la table et chacun retournait à ses
occupations.

Vous pourriez appliquer cet exercice à votre rythme. Plutôt que de voir votre fruit ou dessert préféré comme un objet de convoitise, apprenez à en apprécier la beauté. Imaginez-vous comme un peintre qui regarde son sujet avant de le peindre. Vous pouvez aussi imaginer l’aliment derrière un cadre. Observez
toutes les subtiles nuances du blanc de la crème fouettée qui chapeaute une pâtisserie. Admirez la perfection de l’arrondi de la pomme ou l’élégance d’une grappe de raisin, etc.

Un tel exercice n’étonnera pas les grands amateurs de vin. Avant de boire un verre de vin, ceux-ci prennent le temps de humer le “bouquet” du vin ou d’en admirer la “robe”. C’est le même principe avec la nourriture, prenez le temps de la déguster à tous les niveaux. Après votre séance de “contemplation”, libre à vous de manger ou de remettre au frigidaire l’objet de votre contemplation.

Exercice 2

Si vous mangez après le premier exercice, évitez au moins de ne pas le faire de façon compulsive. Le deuxième exercice va dans le même sens. Mangez ce que vous voulez. mais mangez-le très lentement et avec une sensualité totale. En général, les boulimiques mangent précipitamment, avec une certaine culpabilité et sans vraiment goûter. Il s’agit d’apprendre à remplacer la quantité par la qualité. Concentrez-vous à fond sur ce que vous mangez. Faites-en une méditation. Si vous rentrez dans l’instant présent en mangeant, vous vous relaxerez et la tension qui vous pousse à manger plus, disparaîtra.

Comment combler votre vide intérieur ?

Ce sujet pourrait faire l’objet de tout un livre. Nous nous contenterons de vous donner quelques pistes. La visualisation et la meditation sont d’excellents moyens. Grâce à ces méthodes, vous pourrez descendre dans ce vide que vous sentez en vous et que vous fuyez par la nourriture. Si ces méthodes ne vous conviennent pas, trouvez-vous des activités qui vous passionnent. L’oisiveté ou l’ennui vous conduiront immanquablement vers la cuisine. L’idéal est une activité où vous pouvez libérer toute votre créativité ou votre excès d’énergie. La créativité est tout le contraire de la boulimie. Dans la boulimie, il y a une forte composante d’agressivité et de volonté de détruire. Observez bien quand vous mangez. Sentez-vous l’impatience et la colère logées dans vos mâchoires ? La meilleure façon de vous défaire de votre tension intérieure, c’est de la transformer en énergie créatrice. L’agressivité n’est pas mauvaise en soi. C’est tout simplement de l’énergie brute. Il s’agit de l’orienter et de la raffiner grâce à la créativité, comme l’affirme André Moreau, un penseur québécois, dans son livre La violence créatrice. Mieux vaut créer que crier !

Autres recommandations

– Si vous mangez, arrêtez dès que l’estomac est à moitié plein. Il est préférable de faire quelques petits repas équilibrés qu’un gros repas ‘fourre-tout”. Donnez satisfaction à votre faim, mais restez un peu sur votre appétit. N’oubliez pas que votre cerveau ne reçoit qu’au bout de 20 minutes le message de l’estomac lui indiquant que celui-ci est plein. Ce laps de temps est largement suffisant pour dépasser la mesure.

– Comme nous l’avons dit plus haut, la boulimie est parfois normale. N’oubliez pas que, dans certaines circonstances, le corps a en effet besoin d*importants apports en éléments divers. Ne réfrénez pas trop votre appétit dans ce cas. Si vous désirez ne pas trop manger (notamment pour ne pas grossir), prenez beaucoup de suppléments alimentaires : vitamines, minéraux, pollen d’abeille, gelée royale, etc.

– Les boulimiques jettent souvent leur dévolu sur tout ce qui est sucré (tablette de chocolat, crème glacée, etc.). Si c’est votre cas, résistez à la tentation et prenez plutôt une pomme ou des noix. A la longue, vous verrez que cela vous satisfera tout autant. De trop grandes variations dans la production de sucre sanguin peuvent jouer un rôle majeur dans le besoin compulsif de sucreries ou de pâtisseries. Si votre taux de sucre sanguin tend à tomber trop bas (hypoglycémie), vous serez fortement tenté de vous précipiter vers une tablette de chocolat ou une autre sucrerie. Il s’ensuit une remontée de votre sucre sanguin. Mais le pancréas s’efforce alors de compenser cet excès en sécrétant de l’insuline. Votre taux de sucre descend alors dramatiquement et les symptômes liés à la carence en sucre refont surface (irritation, colère, maux de tête, etc.).

– Quand vous allez travailler ou vous promener, emportez toujours avec vous un sac de mélange de noix, quelques crudités ou quelques fruits. Mangez aussitôt dès que la tentation vous prend d’aller mettre une pièce de monnaie dans une machine distributrice ou de rentrer dans une pâtisserie.

– Avant de manger, ouvrez vos mâchoires toutes grandes comme un lion en train de rugir. Si vous êtes seul, permettez-vous de “rugir” ou de pousser un cri féroce. Si vous pouvez libérer la tension et l’agressivité logée dans vos mâchoires, vous mangerez beaucoup plus détendu et vous serez moins porté
à “dévorer”.

– Utilisez de petits couverts ou de petites assiettes. Vous aurez l’impression de manger plus. Vous pourrez même vous resservir une assiettée sans remord.

– Evitez de faire vos courses dans les épiceries lorsque vous avez faim, vous risquez d’acheter diverses “gâteries”. Allez- y plutôt après un repas.

à voir aussi : Remèdes contre le grignotage



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